Face à Gaïa
Huit conférences sur le nouveau régime climatique
Latour y propose une refondation philosophique du rapport au climat — penser Gaïa comme actrice politique, pas comme arrière-plan.
Issu des conférences Gifford données à Édimbourg en 2013, ce livre est l’une des dernières grandes œuvres de Bruno Latour. Il y articule une refondation philosophique du rapport entre humains et Terre, à partir du concept de Gaïa de James Lovelock mais en s’en démarquant fortement.
L’enjeu : sortir de la modernité où la Nature était un arrière-plan stable. Désormais, Gaïa réagit. Le climat n’est plus un cadre, c’est un acteur. Cela demande une politique nouvelle, un théâtre nouveau, des institutions nouvelles.
Le manifeste partage cette inflexion et l’étend : si Gaïa devient politique au moment où la noosphère cognitive devient active, alors c’est un couplage à trois pôles qu’il faut penser — humain, biosphère, noosphère cognitive. C’est ce que Latour ne pouvait pas formuler en 2015 mais que son cadre prépare directement.